L’estran de la Côte Basque d’Hendaye

Allez, on vous amène à la mer pour voir l‘estran lors de la grande marée du week-end dernier!
Le 8 février 2020, nous voici pour un week-end prépa du Niveau Plongeur PB1,... RDV à 9h sur la plage d’Hendaye (Basse Mer 09h50 – coef 87) pour découvrir et identifier les laisses de mer en Atlantique. Quelle chance, un soleil doux et un temps calme, parfaite météo pour explorer ce que la mer nous laisse à voir ! Le lendemain, vent violent sur la Côte Basque, il y a eu la visite de Ciara ! La mer était agitée et nous avons visité le superbe aquarium de Saint Sébastien.

Cette sortie fut organisée par le CODEP 47 et le soutien de la Base Fédérale d’Hendaye. Un grand merci aux organisateurs, Cathy & Alain et à vous tous ! Des activités diversifies tout au long du wee-end : estran, labo, vidéos, aquarium ont été animés par Alain PARACHE, président de la Commission Biologie Environnement de la Région.

© Les liens en orange sont pour plus d’infos !  Il y a de très bons sites références comme Doris du FFESSM pour les passionnés de faune et la flore Subaquatiques.

Nos premiers pas sur la plage nous mènent à découvrir une étoile de mer, (Asteroidea) ou Astérie qui fait partie de la classe des échinodermes. On peut la trouver comme ici sur le sable lors des grande marées et jusqu’à 200 mètres de profondeur. Elle aime vivre sur des substrats durs, rocheux, sous la face inférieure des pierres mais aussi sur des substrats plus meubles de fonds sablo-vaseux…

Étoile de mer glaciaire,  se trouve de la côte norvégienne jusqu’à l’Afrique du Sud, en passant par Cap Vert, les Canaries, et les Açores. Leurs couleurs sont extrêmement variables : grise, orangée, jaune, violette, rose, verte. Sa taille peut atteindre 80 cm !

On en dénombre au moins 1 500 espèces réparties dans plus de trente familles vivant dans tous les océans. Alors je ne vous dis pas la complexité de l’exercice qui consiste à déterminer son espèce, son nom, etc.

Les étoiles de mer, sont des animaux marins caractérisés par une silhouette rayonnante et un squelette calcaire formé de pièces articulées.

Elle est carnivore. C’est une grande prédatrice d’invertébrés. Elle se nourrit de mollusques bivalves, comme les huîtres, moules, coquilles St-Jacques qu’elle arrive à ouvrir à la force de ses bras grâce à ses ventouses que vous voyez ci-dessus ! Vous comprenez pourquoi les ostréiculteurs ne les aiment pas !

Dernièrement, en 2018, les laboratoires de la Station Biologique de Roscoff ont extrait une de ses molécules capable de bloquer les cellules cancéreuses… Quelle découverte !!! Allez on soutient la recherche, la science, le progrès pour le bien être de tous….Il est aussi intéressant d’observer la côte rocheuse de la côte basque qui présente une diversité géologique importante. La chaîne pyrénéenne y est pour quelque chose. A la fin du Crétacé, les flyschs étaient très imposants, dans les 400 mètres de hauteur si mes recherches sont bonnes… Ici nous observons les différentes strates. Si ça vous intéresse voici un lien du SIGES Aquitaine avec plus de détails.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les flysch, sont des dépôts marin, qu’a laissé la période géologique du crétacé. Pour vous donner une idée, cette période se termine à la disparition des dinosaures !  Ces falaises sont donc très anciennes ! Elles sont aussi fragilisées par l’urbanisation, la montée des eaux, les conditions météorologiques diverses… Selon l’OCA, la côte avance de 0,25 m / an...J’avoue que sur certaines images, on dirait les dents de la mer 😉 Vous ne trouvez pas !? Dans tous les cas on distingue bien les différentes couches…

Un flysch est une formation sédimentaire détritique, souvent très épaisse et rythmique, résultant de la décantation des particules fines. Leur mode de sédimentation est à rapprocher des deltas sous-marins profonds actuels. Il s’agit d’une alternance de couches de calcaires, de calcaires marneux et d’argiles.

Cette roche s’est formée par l’accumulation des dépôts de glissements de terrain sous-marins se produisant sur les flancs de bassins marins qui existaient alors à la place des Pyrénées actuelles.

Riches en fossiles, ces roches tendres se sont déposées dans un milieu marin peu profond.

En s’approchant de la roche, avec la loupe puis mon 100mm macro on découvre Les ascidies.

Ce sont des animaux marins filtreurs. Ils vivent dans les zones littorales fixés sur des roches, des algues, des coques de bateaux et même parfois enfouis dans le sable pour certaines espèces. Alors il n’est pas facile de reconnaître à quelle famille ils appartiennent  car il en existe environ 1400 espèces sur toutes les mers du globe. Ascidie coloniale ou synascidie ont une tunique unique avec ses individus en forme d’étoile. C’est une espèce hermaphrodite et vivipare. La couleur des zoïdes est presque toujours différente de la couleur des colonies. Elle varie du jaune, au vert, ou au mauve comme ici.

L’année dernière nous avons eu la chance de voir un Doris cantabrique, une limace de mer. Cette année nous avons revue cette splendeur !

La Doris cantabrique, se nourrit d’éponges et la Berghia azurée préfère les anémones ! Elles sont toutes les deux de l’ordre des nudibranches. 

Nous avons découvert une autre limace de mer tout autant magnifique par ses couleurs, la Berghia azurée. Elle est blanche en dessous et ses cérates sont bleus avec 8 à 10 bouquets avec un anneau jaune sous la pointe. Elle peut être confondue avec la Trinchesia caerula. Leur couleur dépend de la glande digestive. La couleur résulte de la présence de zooxanthelles qui sont des symbiotes des anémones dont les berghias se nourrissent.

Je l’ai disposée dans une cuillère pour mieux l’admirer. Son embranchement : mollusques – Son ordre : Nudibranches – Sa famille : Eolidiidés. Ses cérates ou papilles dorsales sont comme ses papilles. c’est comme si soncorps était une langue si je comprends bien ! On la trouve en Méditerranée et dans l’Atlantique Est & Ouest.

On la trouve de la surface jusqu’à 30 mètres et on la trouve souvent proche des anémones de mer dont elle se nourrit. La période de son accouplement est au printemps, entre mars et mai. Elle est comme beaucoup de nudibranches, elle est hermaphrodite. Je crois bien que ses yeux se trouvent aux extrémités de ses antennes, à vérifier et je me demande bien comment elle nous voit 😉

La Berghia azurée se nourrit presque exclusivement d’anémones des genres Aiptasia et Sagartia. On va donc la trouver pas loin, c’est une astuce pour les trouver je suppose !

 

Pas loin, je vois une anémone de verre Aiptasia, enfin je crois, car il y a tellement de sortes d’anémone ! Bon vous savez comme moi que c’est urticant, alors je me demande comment la Berghia la mange !

L’anémone de mer ou actinie, n’a pas de squelette mais un pied ventouse pour se coller. Elle possède une réserve d’eau pour pouvoir respirer lors de la marée basse. J’ai entendu dire que l’anémone se déplace sur la coquille du Bernard l’Hermite. Ils s’entraident en fait ! C’est l’anémone qui ouvre les coquillages !

L’anémone mange des petits animaux marins, des poissons, crevettes et les débris de la nourriture du Bernard l’Hermite ! Elle attrape la nourriture avec ses tentacules avant de les porter à sa bouche.

Dans les jours qui viennent je vous ferai part du reste des découvertes ! Allez, à très vite et bullez bien en attendant 😉

 
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